Gullivers
C’est la première fois que je confronte mes constructions au corps humain. J’utilise un fond sombre, une teinte monochrome afin d’éviter d’avoir des repères extérieurs.
Je ficelle le sujet pour accentuer la fragmentation de l’anatomie sans pour autant tomber dans le « bondage » cher à Araki.
Il y a deux lectures d’échelles. Le modèle vivant montre la minutie des maquettes et à l’inverse, les échafaudages transforment le corps en un immense paysage. J’ai segmenté le sujet pour affirmer l’idée de construction et faire de chaque élément un tableau autonome. C’est aussi un clin d’œil aux boites de découpe des prestidigitateurs.
Comme pour la plupart de mes images, la continuité du travail va vers la citation (sculpture, peinture). J ‘aime l’idée de l’hommage à des œuvres immenses et la complicité qui peut émerger avec le public qui les reconnaîtra. Je compte en réaliser une dizaine.
Format 50×50 cmCredits
Auteur : Pascal Mirande
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